Fact Checking 4e

Le fact-checking : pourquoi et comment ?

Pourquoi les journalistes ont commencé à fact-checker (vérifier les faits) ?

  • Pour vérifier ce que disaient les personnes politiques, surtout en période électorale.

Pourquoi cette méthode s’est développée ?

  • Avec le web et les réseaux sociaux, on peut faire circuler une information très facilement. Mais comment savoir si elle est vraie ou fausse ?
  • Il faut faire des recherches et utiliser son esprit critique

Les outils pour le vérifier les informations

Comment se faire une idée des informations d’un site web ?

  1. Voir dans la rubrique « A propos » l’identité du site
  2. S’agit-il d’un site parodique ? ➡️ C’est généralement mentionné dans les informations du site
  3. Peut-on identifier l’auteur ?
  4. Quelles sont les sources de l’article, de l’information, du site ? Sont-elles fiables elles aussi ?
  5. Comment est présentée l’information ? Ton mesuré ou sensationnaliste ?
  6. Est-ce un site connu pour avoir publié de fausses informations ?

Source et plus d’informations : Via le Décodex

Utiliser des outils en ligne pour vérifier une information :

Vérifier les images, pour voir où elles ont été employées sur le web :

Informer : comment fonctionnent les médias ?

Quelles sont les sources d’information des médias ?

Pour informer, les journalistes s’appuient sur des sources, qui peuvent être des personnes ou des agences de presse, comme l’AFP. Ils doivent vérifier l’information, pour être sûrs qu’elle soit vraie. Ils doivent aussi protéger leurs sources, en ne révélant pas leur identité pour ne pas les mettre en danger.

Les sources d’information des journalistes :

  • Dépêches d’agences de presse, commme l’AFP ou Reuters. Ces agences revendent les informations recueillies par leur réseau de journalistes et collaborateurs. Ce sont des informations « brutes », qui sont complétées par les journalistes des médias qui les achètent.
  • Les réseaux sociaux : comme nous, le journaliste est abonné à des comptes sur les réseau sociaux. Il peut ainsi recueillir des informations des personnes qu’il suit.
  • Les relations : en connaissant des hommes politiques, des scientifiques, des patrons, des syndicalistes… les journalistes peuvent ainsi recueillir directement des informations auprès de personnes influentes. Ces sources peuvent demander à ce qu’on ne donne pas leur identité dans l’article afin de ne pas avoir d’ennuis. C’est ce qu’on appelle « la protection des sources ».
  • Les autres médias : les rédactions de presse sont abonnées à de nombreux journaux, écoutent la radio et regardent la télévision pour savoir ce que les autres médias racontent.
  • Les communiqués de presse : les personnes ou entreprises qui veulent qu’un information soit reprise dans les médias font un communiqué de presse. Il peut s’agir du transfert d’un joueur de football ou de la sortie d’un film par exemple.
  • Des informations qu’ils sont allés chercher : en assistant à une conférence de presse, à allant à une conférence, en participant à un voyage de presse, en lisant un rapport, un dossier, une revue spécialisée, un rapport de police ou un compte rendu de justice

Identifier les sources dans un article :

La désinformation en 2024 : diverses réalités

Définition :
Désinformation : Désinformer, c’est communiquer sciemment une fausse information dans le but de tromper les lecteurs, les téléspectateurs, les auditeurs, les internautes. Les adeptes de la théorie du complot accusent les médias classiques de faire de la désinformation pour faire passer leur propre discours pour vrai.

Source : RTS

Les informations erronées

Une fausse information peut être due à une erreur de son auteur, parce qu’il n’a pas suffisamment vérifié ses sources ou parce qu’elle a été émise dans un contexte de panique.

Les tromperies

Quand il y a une volonté de tromper, de duper le lecteur pour nuire ou favoriser une théorie (politique, économique, sociétale…) en manipulant ou en créant de toute pièce une information, il y a tromperie.

Les Faits alternatifs et les fake news sont des tromperies.

Exemple : l’utilisation d’une photo d’un policier thaïlandais blessé pour illustrer de soi-disantes violences envers les policiers. Or, lorsqu’on utilise une recherche d’image inversée, on s’aperçoit qu’elle est sortie de son contexte.

http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/le-policier-blesse

Les parodies

Des sites web, parodiant les médias, produisent de fausses informations dans le but de faire rire les lecteurs. C’est le but de sites web comme Le Gorafi, Complots faciles pour briller en société, Mes propres recherches, Football France ou Science.info.

On parle aussi de :

Fake News

Les fake news (ou fausses nouvelles au Québec) sont des informations délibérément fausses ou truquées (fake veut dire en anglais « faux, truqué ») émanant en général d’un ou de plusieurs médias, d’un organisme ou d’un individu. Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage financier ou politique. Les articles de fake news emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne. Les fils d’actualité de Facebook ont été impliqués dans la propagation de fausses nouvelles. Le fait que les rédacteurs soient anonymes rend difficile la poursuite des sources pour calomnie

Source : Wikipedia

Désinformation, dans quel but ?

Pour l’argent :

Grâce à la publicité, les sites web qui publient des informations sensationnalistes gagnent beaucoup d’argent grâce aux visiteurs et à la publicité ! Leur but est de générer le plus de « clics » possibles et d’attirer le plus de monde. L’argent et la popularité est leur priorité, la vérité, moins.

Pour les idées :

De nombreuses personnes et groupes ont intérêt à véhiculer de faux messages, dans un intérêt politique ou complotiste afin de faire progresser leurs idées et d’influencer les gens, quitte à leur mentir.

Les groupes très actifs dans le domaine de la désinformation :

Les groupes politiques

Différents groupes et partis politiques utilisent la désinformation pour propager leurs idées et nuire à leurs opposants politiques. On peut rapidement les repérer car leur discours est très orienté. Ils s’opposent aux médias quand les informations qu’ils diffusent ne leur sont pas favorables. Leurs informations sont souvent choquantes et font appel à des émotions fortes qui empêchent le lecteur d’utiliser sa raison.

Les cibles classiques de la désinformation :

  • opposants politiques
  • musulmans
  • migrants
  • minorités
  • homosexuels

Exemple : les ados, cibles de désinformation

Des ados en visite au Rijksmuseum d’Amsterdam regardent leurs smartphones plutôt que le célèbre tableau de Rembrandt. Sur le réseau social Facebook, la légende qui l’accompagne est la suivante : »C’est le gardien du musée qui prit cette photo. Il venait soudain de réaliser que ce monde était foutu. »

  • Qu’en pensez-vous ?
En vérité :

Entraînons-nous ! Fact checking sur le thème du cannabis

-> pour faire ce travail de recherche, vous pouvez copier coller des bouts de texte dans un document de collecte au fur et à mesure de votre avancée. N’oubliez pas de copier aussi la source de l’information (adresse du site par exemple).

Déclaration 1 : Eric Piolle – (maire écologiste de Grenoble)

« Le débat n’est pas de savoir si fumer est une faute grave ou très grave, mais d’innover pour sortir de l’impasse sanitaire et de sécurité publique. L’approche sécuritaire a échoué. La France a le record européen de conso pour les moins de 16ans ! » (22 janvier 2018)

Source : https://twitter.com/EricPiolle/ status/955325012499578881 (tweet supprimé depuis)

Les informations à vérifier :

1. Fumer est une faute grave ou très grave. La simple consommation est-elle réellement punie par la loi ?

2. La France a le record européen de conso pour les moins de 16 ans.

Déclaration 2 : Gérard Collomb (à l’époque de sa déclaration, il est ministre de l’intérieur)

Il s’exprimait sur le débat de la forfaitisation. En effet, il y a une discussion pour permettre aux forces de l’ordre d’infliger directement des amendes forfaitaires pour usage de stupéfiants : « On veut tout de suite demander une somme, mais ensuite il peut y avoir des poursuites. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de dépénalisation de l’usage du cannabis ». (25 janvier 2018)

Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/25/le- gouvernement-veut-mettre-a-l-amende-les-consommateurs-de- cannabis_5246762_3224.html

L’information à vérifier : Il peut y avoir des poursuites pour détention ou usage de cannabis. Les consommateur.rice.s de cannabis peuvent-ils déjà être poursuivis ? Quelles sont les peines ? Est-ce qu’elles sont les mêmes que pour les autres drogues ?

Déclaration 3 : Jean-François Copé (maire de Meaux)

« Si on banalise le cannabis, ça sera consommé comme des cigarettes. »

L’information à vérifier : a partir d’exemples de pays ayant légalisé le cannabis, prouver que cette affirmation est vraie ou pas. Est-ce que la banalisation du cannabis entraine un grosse augmentation de sa consommation ? Comment évolue la loi au niveau des pays ?

Conclusion : Qu’avez vous découvert sur chacune de ces déclarations ?