Présentation
L’œuvre est située à Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, dans le quartier de Falls Road.
Les fresques murales ou « murals » font partie intégrante du paysage urbain d’Irlande du Nord. On en a recensé 2000 dans toute l’Irlande du Nord. Les plus nombreuses et les plus célèbres se trouvent dans villes comme Belfast et Derry. Si elles sont devenues une attraction touristique, il ne faut pas les prendre à la légère. Elles témoignent d’un passé récent et de tensions qui n’ont pas complètement disparu entre les 2 camps :
- les nationalistes/républicains qui veulent que l’Irlande du Nord soit rattachée au reste de l’Irlande. La plupart sont catholiques.
- les unionistes/ loyalistes qui veulent que l’Irlande du Nord continue à faire partie du Royaume-Uni. La plupart sont de confession protestante.
C’est dans les années 70 que le phénomène prend toute son ampleur, au moment de la grave période de guerre civile que l’on appelle prudemment « The Troubles ». Les « murals » deviennent un outil de propagande dans un pays verrouillé au niveau médiatique.
Certains « murals » sont entretenus mais tous ne sont pas permanents. D’autres, en particulier au niveau du « International Wall » sont changés régulièrement. Parfois il y a des ajouts. Il arrive également que la maison sur laquelle ils sont peints soit détruite.

Mais les plus agressifs sont au cœur d’une polémique :
- certains pensent qu’il faut les remplacer par de nouveaux « murals » plus pacifiques. Un programme appelé « Re-imaging » a été lancé et certains « murals » ont effectivement été remplacés. Mais cela demande beaucoup de travail de concertation
- D’autres sont attachés au caractère historique et aux symboles qu’ils véhiculent. Ils ne veulent pas que la ville soit aseptisée.

Carte des fresques de Belfast
https://www.virtualbelfastmuraltour.com/map-of-belfast-murals.htm
Les fresques loyalistes
Les premiers « murals » datent du début du 20ème siècle et sont loyalistes. Ils ont été peints dans le contexte de commémorations. Une nouvelle vague de fresques fait son apparition dans les années 80 au moment des premières concessions du gouvernement britannique aux Républicains. Les Loyalistes, se sentant menacés adoptent une imagerie différente avec en particulier la représentation de groupes paramilitaires (cagoules, armes, slogans violents et plus récemment attaques contre le Sinn Feinn et ses actions pendant les Troubles).



Les fresques Républicaines
Les Républicains s’emparent de ce moyen d’expression, à la fin des années 1970. Tout d’abord, il s’agit surtout de slogans de démarcation de territoire . Le phénomène s’amplifie à partir de 1981. Ils illustrent en particulier les grèves de la faim de prisonniers politiques qui veulent obtenir de meilleures conditions de détention dans les années 80 (martyrs). Mais aussi : résistance à la domination anglaise, remise en question de la police, demande de retrait des troupes.


Source : Wikipedia



Brève histoire de l’Irlande
Jusqu’en 1914

A partir de 1914

Extrait du film « Michael Collins », sorti en 1996, montrant la capitulation des insurgés de la poste centrale de Dublin en 1916 :
Reportage de journal de France 3 « le soir3 » présentant les « troubles » en Irlande du Nord :

Présentation et symbolique de l’Easter Rising Mural

Le mural choisi est à l’intersection de Falls Road et de Mc Quillan Street, à hauteur de 99 Falls Road en face de Dunville Park. Il s’agit d’un mural récent réalisé en 2015 pour commémorer l’insurrection de Pâques de 1916. C’est une fresque républicaine, dans un quartier républicain. Ce quartier est séparé du quartier loyaliste par un mur de béton (Peace Wall). Ces murs de séparation sont censés disparaitre d’ici 2023, mais le sujet est encore polémique.
Utilisez l’image dynamique Genially pour analyser les différentes parties de l’oeuvre ! ⬇️
Beyond the political murals
La tradition des murals se perpétue comme le montre cette fresque récente. Elle gagne le centre ville à l’image du festival Hit the North qui est un festival de street art dans le quartier de la cathédrale.


Sources
Bibliographie :
- The writing on the Wall, Stuart Borthwick. Bluecoat, 2015.
- Irlande. Coll. Le Routard, Hachette, 2017.
Filmographie :
- Michael Collins, réalisé par Niel Jordan en 1996
Sources et infos perso :

