Informer : comment fonctionnent les médias ?
Quelles sont les sources d’information des médias ?
Pour informer, les journalistes s’appuient sur des sources, qui peuvent être des personnes ou des agences de presse, comme l’AFP. Ils doivent vérifier l’information, pour être sûrs qu’elle soit vraie. Ils doivent aussi protéger leurs sources, en ne révélant pas leur identité pour ne pas les mettre en danger.
Les journalistes travaillent pour des médias : télévision, presse, radio et sites web. Informer est leur métier et ils respectent des règles strictes qui permettent aux citoyens d’avoir une information variée, libre et objective.
Les sources d’information des journalistes :
- Dépêches d’agences de presse, commme l’AFP ou Reuters. Ces agences revendent les informations recueillies par leur réseau de journalistes et collaborateurs. Ce sont des informations « brutes », qui sont complétées par les journalistes des médias qui les achètent.
- Les réseaux sociaux : comme nous, le journaliste est abonné à des comptes sur les réseau sociaux. Il peut ainsi recueillir des informations des personnes qu’il suit.
- Les relations : en connaissant des hommes politiques, des scientifiques, des patrons, des syndicalistes… les journalistes peuvent ainsi recueillir directement des informations auprès de personnes influentes. Ces sources peuvent demander à ce qu’on ne donne pas leur identité dans l’article afin de ne pas avoir d’ennuis. C’est ce qu’on appelle « la protection des sources ».
- Les autres médias : les rédactions de presse sont abonnées à de nombreux journaux, écoutent la radio et regardent la télévision pour savoir ce que les autres médias racontent.
- Les communiqués de presse : les personnes ou entreprises qui veulent qu’un information soit reprise dans les médias font un communiqué de presse. Il peut s’agir du transfert d’un joueur de football ou de la sortie d’un film par exemple.
- Des informations qu’ils sont allés chercher : en assistant à une conférence de presse, à allant à une conférence, en participant à un voyage de presse, en lisant un rapport, un dossier, une revue spécialisée, un rapport de police ou un compte rendu de justice
Identifier les sources dans un article :

La hiérarchie de l’information
Comment hiérarchiser les informations ? Quelle info mettre à la Une ?
Pour choisir quelle information mettre à la Une, les journalistes utilisent des critères :
- La vérité : l’info est-elle vérifiée ? En est-on sûrs ?
- L’originalité : est-ce que c’est info est originale ? Est-ce un scoop ? Est-ce que d’autres médias en parlent ?
- L’importance : Est-ce que cette actualité va intéresser les lecteurs ? Est-ce que cette information va avoir un impact sur la vie des lecteurs ?
- Les ventes : est-ce que cette actualité va permettre de vendre plus et donc de gagner plus d’argent ?
Activité : Hiérarchiser des informations locales
Pluralité des médias et liberté de la presse



La désinformation en 2024 : diverses réalités
Définition :
Source : RTS
Désinformation : Désinformer, c’est communiquer sciemment une fausse information dans le but de tromper les lecteurs, les téléspectateurs, les auditeurs, les internautes. Les adeptes de la théorie du complot accusent les médias classiques de faire de la désinformation pour faire passer leur propre discours pour vrai.
Les informations erronées
Une fausse information peut être due à une erreur de son auteur, parce qu’il n’a pas suffisamment vérifié ses sources ou parce qu’elle a été émise dans un contexte de panique.
Les tromperies
Quand il y a une volonté de tromper, de duper le lecteur pour nuire ou favoriser une théorie (politique, économique, sociétale…) en manipulant ou en créant de toute pièce une information, il y a tromperie.
Les Faits alternatifs et les fake news sont des tromperies.
Exemple : l’utilisation d’une photo d’un policier thaïlandais blessé pour illustrer de soi-disantes violences envers les policiers. Or, lorsqu’on utilise une recherche d’image inversée, on s’aperçoit qu’elle est sortie de son contexte.
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/le-policier-blesse


Les parodies
Des sites web, parodiant les médias, produisent de fausses informations dans le but de faire rire les lecteurs. C’est le but de sites web comme Le Gorafi, Complots faciles pour briller en société, Mes propres recherches, Football France ou Science.info.

On parle aussi de :
Fake News
Les fake news (ou fausses nouvelles au Québec) sont des informations délibérément fausses ou truquées (fake veut dire en anglais « faux, truqué ») émanant en général d’un ou de plusieurs médias, d’un organisme ou d’un individu. Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage financier ou politique. Les articles de fake news emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne. Les fils d’actualité de Facebook ont été impliqués dans la propagation de fausses nouvelles. Le fait que les rédacteurs soient anonymes rend difficile la poursuite des sources pour calomnie
Source : Wikipedia

Désinformation, dans quel but ?
Pour l’argent :
Grâce à la publicité, les sites web qui publient des informations sensationnalistes gagnent beaucoup d’argent grâce aux visiteurs et à la publicité ! Leur but est de générer le plus de « clics » possibles et d’attirer le plus de monde. L’argent et la popularité est leur priorité, la vérité, moins.


Pour les idées :
De nombreuses personnes et groupes ont intérêt à véhiculer de faux messages, dans un intérêt politique ou complotiste afin de faire progresser leurs idées et d’influencer les gens, quitte à leur mentir.
Les groupes très actifs dans le domaine de la désinformation :
Les groupes politiques
Différents groupes et partis politiques utilisent la désinformation pour propager leurs idées et nuire à leurs opposants politiques. On peut rapidement les repérer car leur discours est très orienté. Ils s’opposent aux médias quand les informations qu’ils diffusent ne leur sont pas favorables. Leurs informations sont souvent choquantes et font appel à des émotions fortes qui empêchent le lecteur d’utiliser sa raison.
Les cibles classiques de la désinformation :
- opposants politiques
- musulmans
- migrants
- minorités
- homosexuels
Exemple : les ados, cibles de désinformation
Des ados en visite au Rijksmuseum d’Amsterdam regardent leurs smartphones plutôt que le célèbre tableau de Rembrandt. Sur le réseau social Facebook, la légende qui l’accompagne est la suivante : »C’est le gardien du musée qui prit cette photo. Il venait soudain de réaliser que ce monde était foutu. »
- Qu’en pensez-vous ?

En vérité :

Les complotistes
Les complotistes partent du principe que des sociétés secrètes voire des extra terrestres dirigent le monde en secret et complotent contre la population pour la contrôler. Persuadés de détenir « LA vérité », ils tentent de prouver les manipulations au monde. Ils sont très actifs sur Youtube et sur les réseaux sociaux






La désinformation et vous
En binôme, vous allez réfléchir à une des questions suivantes. Vous avez 5 minutes, après lesquelles vous donnerez votre réponse à la classe :
- Trouve -t- on beaucoup de fausses informations sur Facebook et les autres réseaux sociaux ?
- Avez-vous des contacts sur les réseaux sociaux qui partagent de fausses informations ?
- Pourquoi certains se soucient-ils peu qu’une nouvelle ne soit pas totalement véridique ?
- Pourquoi certains partagent l’information même si elle paraît invraisemblable ?
- Quelles sont les conséquences de la diffusion de fausses nouvelles, pour les minorités ou en politique par exemple ?
- Quel est le but des fausses nouvelles?
- Quelle serait la solution simple pour éviter la désinformation sur les médias sociaux?

Diffusion des fausses informations
Les fausses nouvelles se propagent très rapidement sur les réseaux sociaux et les sites de vidéo comme Youtube. De partage en partage, les utilisateurs ne vérifient pas forcément la véracité car ils font généralement confiance à l’ami qui leur a envoyé. De plus, les informations diffusés sont généralement sensationnelles, marrantes ou triste et font donc appel à nos émotions. Du coup, on est tentés de repartager !
Les réseaux sociaux, lieu idéal pour publier des informations sensationnelles (et pas forcément vraies…)
- Les réseaux sociaux ne sont que des diffuseurs d’information, pas des rédacteurs. Chacun peut y publier et republier ce qu’il veut, que ce soit pour gagner de l’argent ou pour propager ses idées. Plus l’info est sensationnelle, fait le buzz, plus elle sera partagée et permettra de gagner de l’argent
- Lorsqu’on voit une information partagée par un ami sur un réseau social, on a tendance à lui faire davantage confiance car elle vient d’une personne proche et on ne tient pas forcément compte de la fiabilité de la source de l’information.

Développer son esprit critique pour démêler le vrai du faux.

Comment se faire une idée des informations d’un site web ?
- Voir dans la rubrique « A propos » l’identité du site
- S’agit-il d’un site parodique ? ➡️ C’est généralement mentionné dans les informations du site
- Peut-on identifier l’auteur ?
- Quelles sont les sources de l’article, de l’information, du site ? Sont-elles fiables elles aussi ?
- Comment est présentée l’information ? Ton mesuré ou sensationnaliste ?
- Est-ce un site connu pour avoir publié de fausses informations ?
Source et plus d’informations : Via le Décodex
Utiliser des outils en ligne pour vérifier une information :
Vérifier les images, pour voir où elles ont été employées sur le web :

Analysons une fausse nouvelle un peu difficile à débusquer ensemble :
Exclusif : Découverte d’une »mégalopole » maya au Guatemala
Anaylse et vérité par le journal Libération
Entraînons-nous !
▶️ S’entraîner en jouant au jeu What the Fake créé par la RTS (Radio Télévision Suisse) : https://www.whatthefake.ch
▶️ S’entraîner avec une sélection d’articles :
Autre accès aux articles : https://drive.google.com/open? id=1DcK_Xo8BM1b0aN9sROF75GsDwppWOeVl
